La première fois qu’on a visité Montréal,
c’était à la fin du printemps. La ville était très belle. Toutes les personnes
étaient dans la rue, dans les parcs et dans les restaurants. Il faisait chaud
et c’était agréable. Il y avait beaucoup de familles et on voyait des enfants
partout.
C’était en 2014, au mois de mai. On habitait aux
États-Unis depuis déjà deux ans et demi et mon mari avait reçu une offre
d’emploi à Montréal. On avait alors decidé de visiter la ville avant de nous y
installer.
J’ai aimé Montréal au premier coup d’oeil. La
ville était très verte et pleine de vie. Je me souviens que j’ai pensé que
cette ville émanait sa propre lumière. J’ai decidé immédiatement d’y habiter.
Par ailleurs, j’avais aussi remarqué que les personnes
étaient généralement minces, différemment de ce que je voyais aux États-Unis.
J’étais complètement fascinée. Mais j’ai tout
de même pensé que quelque chose clochait et en faisant des recherches sur
Internet, j’ai trouvé plusieurs personnes qui se plaignaient des impôts élevés
et du système de santé – toutefois, étant brésilienne cela n’était pas vraiment
une nouveauté. J’ai aussi demandé à quelque brésiliens de me révéler leur plus
grande difficulté vis-à-vis de leur vie au Québec. J’ai reçu la même réponse
: l’hiver.
On a déménagé à Montréal en décembre de cette
même année. Je vous raconterai dans un prochain texte si les brésiliens avaient
raison.